{"id":195,"date":"2019-07-05T11:09:00","date_gmt":"2019-07-05T09:09:00","guid":{"rendered":"http:\/\/matthieuchevillot.com\/?p=195"},"modified":"2020-02-18T20:56:17","modified_gmt":"2020-02-18T19:56:17","slug":"jour-v-day-v-cholet-ancenis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/matthieuchevillot.com\/index.php\/2019\/07\/05\/jour-v-day-v-cholet-ancenis\/","title":{"rendered":"Jour V \u2013 Day V :  Cholet &#8211; Ancenis"},"content":{"rendered":"\n<p>La gal\u00e8re de la veille m&#8217;avait au moins servi de le\u00e7on sur un point : admettre que j&#8217;avais emport\u00e9 avec moi des objets inutiles. Et un objet inutile est un objet lourd, surtout en v\u00e9lo.<\/p>\n\n\n\n<p>Au revoir donc la pelle bois et acier (id\u00e9ale pour d\u00e9f\u00e9quer en pleine nature sans laisser de d\u00e9go\u00fbtants vestiges et aussi pour fendre du petit bois pour le po\u00eale), le po\u00eale \u00e0 bois pliant Bushcraft Essentials (jamais utilis\u00e9 depuis le d\u00e9part), une scie t\u00e9lescopique, deux petits livres (au cas o\u00fb pour tuer l\u2019ennui), des t-shirts en trop. Une \u00e9conomie d&#8217;au moins 5 kilogrammes, si j&#8217;ajoute aussi l\u2019appareil photo reflex !<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"http:\/\/matthieuchevillot.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/20190705_091134-1024x576.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-196\" srcset=\"https:\/\/matthieuchevillot.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/20190705_091134-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/matthieuchevillot.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/20190705_091134-300x169.jpg 300w, https:\/\/matthieuchevillot.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/20190705_091134-768x432.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Le surplus de mat\u00e9riel inutile.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>C\u2019est ce dernier objet qui me causa le plus d\u2019h\u00e9sitation. J\u2019esp\u00e9rais gr\u00e2ce \u00e0 lui ramener des souvenirs de belle qualit\u00e9 de mon voyage, mais son poids aurait \u00e9t\u00e9 \u00e0 prendre sur les milliers de kilom\u00e8tres qui m\u2019attendaient. <br>Mais son absence serait compens\u00e9e par mon t\u00e9l\u00e9phone portable, capable de prendre des photos potables, mais \u00e0 condition de ne pas zoomer.  <\/p>\n\n\n\n<p>Premier vrai petit sacrifice&nbsp;: fallait-il privil\u00e9gier la qualit\u00e9 des photos, au risque de rendre le p\u00e9riple plus p\u00e9nible qu\u2019il pouvait \u00eatre&nbsp;? Ne risquais-je pas de raccourcir mes capacit\u00e9s d\u2019endurance, et \u00e9ventuellement rendre le trajet tellement atroce que je puisse vouloir l\u2019abr\u00e9ger ou m\u00eame l\u2019abandonner&nbsp;? Je choisis donc de pr\u00e9server la mobilit\u00e9 au d\u00e9triment de la richesse de l&#8217;information.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour\nme consoler de ce l\u00e2cher-prise, je pense \u00e0 ceux qui partent\neffectivement en reportage, mais qui \u00e0 l\u2019inverse n\u2019ont pas la\ncontrainte de se d\u00e9placer en v\u00e9lo, car d\u00e9j\u00e0 lourdement charg\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Je remercie encore vivement mes h\u00f4tes pour leur accueil et tous leurs bienfaits, et je prends la route, en direction de la Loire.<br> Cette fois, je vais adapter la distance de l\u2019\u00e9tape pour m\u00e9nager ma r\u00e9cup\u00e9ration&nbsp;: au lieu de Chateaubriand, ce sera Ancenis ma destination. Un camping s\u2019y trouve et j\u2019y poserai ma tente.  Pas d&#8217;h\u00f4te pour ce soir, mais c&#8217;\u00e9tait pr\u00e9visible, \u00e0 moins de vingt-quatre heures de d\u00e9lai. <\/p>\n\n\n\n<p>Je m\u2019engage dans le massif des Mauges, et apr\u00e8s Saint-L\u00e9ger-sous-Cholet, je me retrouve encore dans un paysage familier, rencontr\u00e9 maintes et maintes fois, celui des routes et des chemins de campagnes, v\u00e9ritables d\u00e9dales pour celui qui ne fr\u00e9quente pas r\u00e9guli\u00e8rement le lieu.<\/p>\n\n\n\n<p>La lenteur du v\u00e9lo offre un espace de r\u00e9flexion et de m\u00e9ditation assez faramineux au voyageur, pourvu qu\u2019il accepte de s\u2019y laisser emmener. <\/p>\n\n\n\n<p>Je songeais donc \u00e0 ce sentiment inattendu de d\u00e9j\u00e0-vu, alors que je passais le long des barri\u00e8res et des haies touffues, quasi certain d\u2019avoir rencontr\u00e9 la m\u00eame disposition, la m\u00eame sensation visuelle dans une autre r\u00e9gion\u2026 \u00c0 croire que chacune poss\u00e8de son exemplaire d\u2019all\u00e9e bois\u00e9e-qui-enserre-une-paisible-route-communale-en-bordure-d\u2019une-ferme-\u00e0-chevaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Le relief n\u2019est plus aussi exigeant que la veille, et j\u2019avance d\u2019un bon pied sur les p\u00e9dales. Lir\u00e9 s\u2019annonce comme ma prochaine \u00e9tape. Heureusement que je voyage du sud au nord, car la descente qui s\u2019achemine vers la Loire est longue et plongeante&nbsp;! Et apr\u00e8s Lir\u00e9, la Loire, et imm\u00e9diatement sur sa rive, Ancenis.  <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"http:\/\/matthieuchevillot.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/20190705_163048-1024x576.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-197\" srcset=\"https:\/\/matthieuchevillot.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/20190705_163048-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/matthieuchevillot.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/20190705_163048-300x169.jpg 300w, https:\/\/matthieuchevillot.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/20190705_163048-768x432.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Le pont qui relie Ancenis \u00e0 Lir\u00e9, enjambant la Loire.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Il est 16:45 lorsque je traverse le fleuve. Arriv\u00e9e au camping, douche, piscine, repos, et bonne nuit de sommeil.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La gal\u00e8re de la veille m&#8217;avait au moins servi de le\u00e7on sur un point : admettre que j&#8217;avais emport\u00e9 avec moi des objets inutiles. Et un objet inutile est un objet lourd, surtout en v\u00e9lo. 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